
Vous avez sans doute entendu parler de BenX. Ce film, cela fait depuis sa sortie en 2008, que je voulais le voir. Étant projeté dans très peu de cinéma en France, il a sans doute été oublié par de nombreuses personnes, malgré son succès phénoménal dans son pays d’origine, la Belgique.
« Ben n’est pas un adolescent tout à fait comme les autres. Choyé par sa mère et protégé par son petit frère, il vit dans son propre monde. Pour lui, l’extérieur est d’une violence inouïe. Aller à l’école est devenu chaque jour un peu plus un enfer depuis que deux types de son lycée technique lui rendent la vie impossible, ne cessant de le traquer, de le harceler, de l’humilier, le poussant lentement mais sûrement à bout.
Son unique havre de paix est sa chambre. Dès qu’il s’y retrouve, il allume son ordinateur et plonge dans le seul univers où il se sente bien et un peu plus en » sécurité « , celui d’Archlord, un jeu en ligne fascinant. Il devient alors Ben X, un héros prêt à tout, invincible, qui a le cÅ“ur battant pour une certaine Scarlite. Alors qu’il décide d’en finir avec son douloureux quotidien – par le seul moyen qui trouve grâce à ses yeux ? Cette jeune fille énigmatique va entrer dans sa vie… »
Nous nous retrouvons alors tout le long du film, face à l’histoire d’un autiste passionné de jeux-vidéo, voir même littéralement envouté par ce domaine. Tel un fanatique, il se met alors à réfléchir à chaque situation comme dans son jeu préféré. Son histoire est touchante et je pense que l’on peut tous retrouver une partie de nous même dans Ben.
Ce film est une manière d’aborder l’autisme d’une façon extraordinaire. Ses rituelles, ce qu’il pense, tout est dit ! Beaucoup de sentiments s’entrechoquent avec la violence de sa vie, mais également avec le sentiment d’impuissance de ses proches, qui malgré tout, s’attendent tout les jours au pire.
Un film à voir ? Bien sur ! Mais ne vous attendez pas à avoir le thème du jeu-vidéo mis en avant. Ce fait, et pour moi ma seul petite déception. La fin est prévisible, et fortement compréhensible, malgré les rebondissements permanents. On se retrouve finalement à la fin de ce long métrage, sans même sans apercevoir.